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FM - "Théories et symboles de la Philosophie Hermétique" par Oswald Wirth



Oswald Wirth (1860-1943)

Théories et symboles de la Philosophie Hermétique  



(Extraits)


CHAPITRE I
Faute de nous élever au-dessus du terrain de la constatation expérimentale, nous avons cessé de comprendre les anciens auteurs qui se basaient sur les lois rationnelles de toute existence. Leurs théories concernant la Nature et le secret de ses opérations nous apparaissent comme de vaines puérilités ; c’est ainsi que la Philosophie hermétique n’est à nos yeux qu’un tissu de rêveries, tout comme l’Alchimie semble définitivement reléguée dans la nécropole des sciences mortes.
Mais une cause particulière a surtout motivé le discrédit qui frappe les doctrines en vogue aux Moyen-Age et jusqu’au XVIIIe siècle : nous avons perdu la clef du langage servant à les exprimer. Notre manière de parler est de nos jours toute différente. On ignorait jadis nos prétentions à nous servir de termes rigoureusement précis : des approximations devaient suffire, car la vérité pure est fatalement inexprimable. L’idéal du Vrai se laisse emprisonner dans aucune formule. Il en résulte que, dans une certaine nature, toute parole est mensonge, puisqu’elle n’exprime qu’imparfaitement l’idée qu’elle doit traduire. L’intimité de la pensée, son esprit fondamental, est insaisissable, c’est une divinité qui se dérobe sans cesse et ne consent tout au plus qu’à se refléter parfois dans des images. Tel Moyse, à qui Jahveh n’a pu se montrer que de dos.
Un langage figuré a donc dû être employé chaque fois qu’il s’est agi de faire prendre corps à des notions transcendantes. Moi-même, je ne puis me dispenser d’avoir recours aux allégories et aux symboles. Ce n’est pas de ma part un caprice, car je n’ai à ma disposition aucun autre mode de me faire comprendre. La pensée pure ne se présente à nous que voilée ; mais son voile est transparent pour qui sait discerner.
L’Hermétisme s’adresse aux penseurs qu’une vocation innée pousse à tout approfondir. Les lois universelles de la génération, de la conservation et de la transformation des êtres ne peuvent être représentées que par des schémas dont un esprit superficiel ne saurait saisir la portée. Aussi l’enseignement des sages reste inintelligible pour qui s’arrête au sens extérieur des mots ; mais il appartient à chacun de s’initier par lui-même, en s’inspirant des trois paroles de l’Évangile :
Demandez la Lumière et vous la recevrez ;
Cherchez la Vérité et vous la trouverez ;
Frappez à la Porte du Temple et l’on vous ouvrira.


CHAPITRE II - LA TRADITION
Foi et la Philosophie. — La Gnose. — L’Hermétisme. Les esclaves de la lettre. — L’Occultisme contemporain.
Alexandrie fut en son temps la capitale intellectuelle du monde antique. Des écoles célèbres y attiraient les sages de toutes les nations : l’Orient et l’Occident se rencontraient dans ce centre cosmopolite qui mettait en contact la Phénicie, la Chaldée, la Perse et l’Inde avec la Grèce classique, Rome et la Gaule. Toutes ces contrées apportèrent les traditions religieuses et scientifiques au pied du trône des Ptolémées. Des Juifs hellénisés traduisirent leur Bible, qui fut pour la première fois rendue accessible aux Gentils par la version dite des Septante. Le Babylonien Bérose produisit une œuvre du même ordre en consignant tout ce qu’il savait concernant sa patrie. De précieux enseignements furent ainsi recueillis de toutes parts et comparés. On s’efforça de les coordonner en une synthèse philosophique qui, tout en ne restant malheureusement qu’à l’état d’ébauche rien n’exerça pas moins une puissante influence sur le développement du christianisme.
Celui-ci s’est recruté tout d’abord parmi des gens sincères, mais peu éclairés. Les premiers chrétiens furent des esprits ardents, frappés des vices de leur époque qu’ils se proposaient de corriger. Dans leurs assemblées secrètes, ils paraissaient conspirer contre les institutions établies : on les redoutait comme des révolutionnaires farouches, ennemis de toute hiérarchie sociale. Ils proclamaient les hommes égaux devant un Dieu unique, et admettaient une révélation surnaturelle, rendue accessible à tous par la foi. Toute recherche indépendante de la Vérité devenait à leurs yeux condamnable, de même que les arts et les sciences des païens.
À ces hommes d’action étroitement disciplinés, à ces partisans d’une égalité démocratique poussée jusque dans le domaine de l’intelligence, s’opposaient des rêveurs beaucoup plus inoffensifs. Ils se disaient gnostiques et se prétendaient initiés aux mystères des anciens hiérophantes. Cultivant des connaissances accessibles aux seuls esprits d’élite ils se targuaient de posséder les secrets les plus cachés de la nature ; aussi, à l’occasion, se montraient-ils théurges et thérapeutes. Les Chrétiens n’étaient à leurs yeux que des ignorants dangereusement fanatisés dont ils méprisaient la grossièreté ; quant à eux, ils se complaisaient à de subtiles spéculations sans parvenir à se mettre d’accord sur une doctrine uniforme. Tout disciple de la Gnose aspirait à devenir le confident direct de la divinité et, par suite, ne croyait guère qu’en lui-même. Le gnosticisme se partageait ainsi en une multitude de sectes offrant le spectacle d’une complète anarchie intellectuelle.
Chrétiens et gnostiques devaient nécessairement se combattre. La lutte se prolongea, mais la victoire était acquise d’avance à la discipline et au grand nombre. Devenu formidable, le parti chrétien triompha définitivement lors de la conversion de Constantin. Implacable désormais à l’égard de ses adversaires, il proscrivit tout ce qui se rattachait aux anciens cultes et persécuta en particulier les partisans de la Gnose.
Traqués à titre d’hérétiques, ceux-ci durent dissimuler leurs doctrines sous le couvert des voiles plus épais.
Ainsi naquirent les sciences secrètes ou occultes, qu’un symbolisme ingénieux dérobe à la curiosité des indiscrets. Au premier rang figure l’Alchimie, l’art des transmutations métalliques, qui servit de trame à tout un vaste système d’allégories. On conçut la métallurgie mystique, aux opérations calquées sur celles que la nature accomplit dans les êtres vivants. Une profonde Science de la Vie se cacha sous des symboles spéciaux ; elle s’efforça de résoudre les plus troublantes énigmes et rechercha les bases de la Médecine universelle.
Celle-ci devait porter remède à tous les maux, tant à ceux de l’esprit et de l’âme qu’à ceux du corps, de plus, il lui appartenait de guérir les maladies sociales tout comme les infirmités des individus isolés.
Tous ces bienfaits étaient liés à la préparation de l’Élixir de Vie et de la fameuse Pierre philosophale. Les adeptes cherchaient le moyen d’assurer à tous les êtres une santé inaltérable et de mettre l’homme à l’abri de toutes les misères. Dans ce but, ils se proposaient de conduire toute chose au degré de perfection dont elle est susceptible : c’est ce qu’ils appelaient changer le plomb en or. Ils pratiquaient le Grand Art, l’Art par excellence, ou l’Art sacerdotal et royal des anciens Initiés ; en leur qualité de prêtres, ils interprétaient les lois de l’harmonie universelle, qu’ils appliquaient à titre de rois.
Des conceptions aussi grandioses font éclater les crânes trop étroits. Tous les alchimistes ne furent pas des hommes de génie : la cupidité suscita des chercheurs d’or fermés à tout ésotérisme ; ils prirent tout au pied de la lettre, si bien que leurs extravagances n’eurent bientôt plus de bornes.
Tandis que les souffleurs vulgaires se livraient à cette cuisine incohérente dont se dégagea plus tard la chimie moderne, les Philosophes dignes de ce nom, les amis de la sagesse intrinsèque, prenaient soin de « séparer le subtil de l’épais avec délicatesse et une rare prudence », comme le recommande la Table d’Émeraude d’Hermès Trismégiste : rejetant les scories de la lettre morte ils ne retenaient que l’esprit vivifiant de l’enseignement des maîtres.
Mais le public a confondu les sages avec les fous. Il repousse en bloc tout ce qui n’est pas à sa portée la plus immédiate ou n’a pas reçu l’estampille des pontifes ayant su capter sa confiance.
Cependant, parmi nos contemporains, quelques esprits aventureux ont osé pénétrer dans les catacombes des traditions perdues. La voie fut ouverte par Eliphas Levi (l’Abbé A.-L. Constant), dont M. Stanislas de Guaita, dans ses Essais de Sciences maudites et son Serpent de la Genèse se révèle le plus brillant disciple.
Ces recherches ont une extrême importance du point de vue de la thérapeutique occulte. Elles ont fait apprécier les traités d’Alchimie, qu’on déchiffre nouveau, en dépit de leur style figuré à l’excès.


CHAPITRE III - LES TROIS PRINCIPES
La Lumière. — Soufre, Mercure et Sel. — L’Azoth des Sages. — Le Binaire et sa conciliation.
L’Hermétisme fait remonter l’origine première de toutes choses à une radiation qui part simultanément de partout : c’est la Lumière infinie, l’Aôr Ensoph des Kabbalistes (les théories alchimiques ont été résumées avec une clarté remarquable en 1864, par le Dr Ch. de Vauréal dans son Essai sur histoire des Ferments, thèse de doctorat qui fit alors sensation au sein de la Faculté de Médecine de Paris).
Cette Lumière créatrice émane d’un centre qui n’est localisé nulle part, mais que chaque être retrouve en lui-même.
Envisagé dans son unité omniprésente, ce Centre est la source de toute existence, de toute pensée et de toute vie.
Il se manifeste dans les êtres comme le foyer de leur énergie expansive, laquelle semble se rapporter à un feu interne, qui serait entretenu par ce que les alchimistes appellent leur SOUFRE.
Or, l’ardeur centrale résulte pour chaque être d’une réfraction en lui de la lumière ambiante, craquelle est avide de pénétrer les corps et représente les influences qui s’exercent sur eux de l’extérieur.
Ainsi, la Lumière-Principe se manifeste par rapport aux êtres sous deux aspects opposés : elle converge vers leur centre sous le nom de MERCURE, puis elle rayonne de ce foyer radical à titre d’émanation sulfureuse.
Le Mercure fait donc allusion à ce qui entre et le Soufre à ce qui sort ; mais entrée et sortie supposent un contenant stable, lequel correspond ce qui reste, autrement dit au SEL.

Tout ce qui est relativement fixe résulte d’un équilibre réalisé entre l’expansion sulfureuse et la compression mercurielle. Le Sel est une condensation lumineuse produite par l’interférence de deux rayonnements contraires ; c’est le réceptacle en qui s’infiltre l’esprit mercuriel pour y exciter l’ardeur sulfureuse.

En tout ce qui peut se concevoir comme existant, on distingue de toute nécessité Soufre, Mercure et Sel ; car on ne saurait rien imaginer qui n’eût sa substance propre (Sel), soumise simultanément à des influences internes (Soufre) et externes (Mercure).
Considéré dans son universalité, comme l’éther partout répandu qui pénètre toutes choses, le Mercure prend le nom d’Azoth des Sages. C’est alors le souffle divin (Rouach Elohim) que laGenèse nous montre se mouvant sur le dessus des eaux, lesquelles sont représentées par le Sel.
Originairement tout réside dans l’Azoth ; mais par l’opération de l’Esprit divin, le Verbe s’incarne au sein d’une Vierge immaculée, qui donne naissance au Rédempteur.
Celui-ci n’est autre que le Vouloir particulier harmonisé avec la Volonté générale ; c’est le Soufre allié au Mercure dans un Sel parfaitement purifié.
Cette alliance permet à l’individualité de conquérir la plénitude de l’être, de la vie et de la pensée ; car les individus n’existent, ne vivent et ne pensent que dans la mesure où ils parviennent à s’assimiler l’être la vie et la pensée de la collectivité dont ils font partie. Nous ne sommes rien par nous-mêmes : tout provient du grand Tout. L’homme doit donc chercher à s’unir étroitement à la source permanente de toutes choses.
Mais l’intimité d’une semblable union dépend du degré de pureté auquel est porté le Sel. Cela explique l’importance attachée de tout temps aux purifications, qui tiennent encore de nos jours une place prépondérante dans le ritualisme de la Franc-Maçonnerie.
La prédominance du Soufre exalte l’initiative individuelle et se traduit par des qualités viriles énergie, ardeur, courage, audace, fierté, goût du commandement. Elle pousse à créer, à inventer ; elle incite au mouvement, à l’action, et porte à donner plutôt qu’à recevoir ; aussi l’homme se base-t-il moins que la femme sur la foi réceptive : il préfère élaborer ses propres idées plutôt que de s’assimiler celles d’autrui.
Le Mercure développe au contraire les vertus féminines : douceur, calme, timidité, prudence, modestie, résignation, obéissance. Il ne rend pas inventif, mais il donne la faculté de comprendre, de deviner et de sentir avec délicatesse ; de plus, il fait aimer le repos, surtout celui de l’esprit ; absorbé dans la rêverie et le vagabondage de l’imagination.
Quant au Sel, il engendre l’équilibre, la pondération, la stabilité ; c’est le milieu conciliateur qu’on a pris à juste titre comme le symbole clé la sagesse.

CHAPITRE IV - LES QUATRE ÉLÉMENTS
Le dédoublement du Sel. — La théorie des Éléments. Leurs symboles. — Leur coordination. — La vie élémentaire. — Comment la prolonger ? — Le fluide des magnétiseurs.
Le Sel comprend l’ensemble de ce qui constitue la personnalité, donc tout à la fois l’âme et le corps, l’une étant ce qu’il y a en nous de céleste, et l’autre ce qui nous rattache à la terre. Cette division est figurée dans le signe alchimique du Sel par le diamètre horizontal qui partage le cercle.
Le segment supérieur représente ce qui est pur, inaltérable et imperceptible, tandis que sa contre-partie inférieure se rapporte à ce qui est hétérogène, accessible à nos sens et sujet à de perpétuels changements. Ce domaine moins éthéré est soumis à l’empire des Éléments.
Ceux-ci n’ont rien de commun avec ce que nous appelons « corps simples ». Ce sont des abstractions qui se distinguent des choses élémentées. Les quatre Éléments se trouvent nécessairement réunis en tout objet physique, car la matière élémentaire résulte de l’équilibre qui s’établit entre eux.
L’Élément appelé « TERRE » échappe à nos perceptions ; c’est la cause invisible et impalpable de la pesanteur et de la fixité. Tout aussi métaphysiques sont l’« AIR » qui produit la volatilité, l’« Eau » qui resserre les corps, et le FEU qui les dilate.
Aux Éléments se rattachent les qualités élémentaires, qui sont le sec, l’humide, le froid et le chaud.
La Terre, qui est froide et sèche, a pour symbole le Boeuf de saint Luc, le Taureau zodiacal du printemps.
L’Air, chaud et humide, est le domaine de l’Aigle de Saint Jean, qui brille au ciel parmi les constellations automnales.
L’Eau est froide et humide ; elle correspond à l’Ange de saint Matthieu, ou au Verseau, station du soleil en hiver.
Le Feu, chaud et sec, est enfin rappelé par le Lion de saint Marc, qui marque dans le zodiaque le milieu de l’été.
L’antagonisme conjugué des Éléments est figuré par un carré que remplit la substance élémentaire.
Les Éléments sont figurés dans l’homme par la matière corporelle passive (Terre), par l’esprit ou le souffle animateur (Air), par les fluides, véhicules de la vitalité (Eau), et par l’énergie vitale, source du mouvement (Feu).
La Terre est un récipient poreux, que traversent l’Eau et l’Air, pour aller alimenter le Feu, qui brûle au centre.
Excité par l’Air, celui-ci consume une partie de l’Eau et vaporise le reste. La vapeur se fraye passage à travers les pores de l’écorce terrestre et s’élève à l’extérieur ; mais le froid la condense en nuages qui se résolvent en pluie. L’Eau, tenant l’Air en dissolution, s’accumule ainsi à la surface du sol, qu’elle imbibe, pour retourner au foyer central.
les éléments
Il s’établit de la sorte une circulation ininterrompue qui entretient la vie et dure tant que le Feu n’est pas éteint.
Lorsque l’Eau nourricière abonde, le Feu ne demande qu’à briller d’un vif éclat. C’est le cas de la jeunesse exubérante et impétueuse, qui aime à se dépenser jusqu’à l’épuisement de toute humidité centrale. Il survient alors un état de fatigue et d’accablement, dont le remède est le repos.
Or, l’activité se ralentit d’elle-même, dés que le Feu manque de combustible. L’abaissement de la température provoque la condensation de l’humidité extérieure : il pleut, et l’Eau résorbée vient réveiller l’ardeur centrale. Tel est le mécanisme de la réparation pendant le sommeil des forces consumées à l’état de veille.
Avec l’âge le liquide vital se fait d’autant plus rare qu’il a été moins économisé. Il faut donc apprendre à gouverner son Feu avec sagesse, si l’on ne veut pas vieillir prématurément.
Quant à l’art de prolonger de beaucoup la vie humaine, il est loin d’être une pure chimère. L’huile de la lampe de Vesta est susceptible de parer à l’usure des rouages physiologiques. Nos cellules ne se reproduisent pas indéfiniment après un certain nombre de générations leur race s’épuise, et c’est en cela que réside la cause fatale de notre mort corporelle. Ce qui dans notre personnalité est soumis aux Éléments se trouve ainsi voué à un déclin plus ou moins tardif, mais inévitable. Seule la partie sur-élémentaire de notre être peut aspirer à l’immortalité.
L’Elixir de longue vie ne s’en rapporte pas moins à une hygiène à la fois physique, morale et intellectuelle, que les sages ont préconisée de tous temps.
En magnétisme, le « fluide » n’est pas autre chose que l’eau vitale extériorisée sous forme de vapeur. Le thérapeute fait passer sa propre humidité dans l’atmosphère du malade, qui la résorbe et acquiert ainsi un surcroît de vitalité.
Mais il est des magnétiseurs que caractérise l’ardeur du Feu, plutôt que l’abondance de l’Eau. Ils seront de préférence expérimentateurs et agiront par la volonté. Leur intervention sera précieuse dans certains cas spéciaux où il importe de remédier à l’obstruction des pores de l’écorce terrestre en stimulant la circulation vitale. On ne peut alors avoir recours qu’au Feu qui, agissant de l’extérieur, vaporise l’humidité interne et l’oblige à se frayer un passage à travers la Terre insuffisamment perméable. Celle-ci est ainsi décrassée, et de ce fait le malade devient accessible à l’action magnétique ordinaire.
La perméabilité exagérée de l’écorce terrestre rend impressionnable au plus haut point. Les sujets se montrent alors d’une sensibilité exquise. Le magnétisme les transforme à vue d’oeil ; mais ce qu’ils acquièrent trop vite risque de leur échapper avec une égale rapidité.
Le moyen de rendre sa propre Terre perméable intéresse au plus haut point le psychurge qui veut arriver à déployer la plénitude de sa puissance. Il en sera traité au chapitre suivant.