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MICHELSPACHER Cabale ou Miroir de l'Art et de la Nature en Alchimie (1615).




CABALE

 MIROIR DE L'ART ET DE LA NATURE
EN ALCHIMIE

CABALA 
Spiegel der Kunst und Natur: in Alchymia

Stephan Michelspacher

1615





Ensuite, ce qu’est réellement la très ancienne Pierre des Sages, laquelle est une pierre triple et cependant simple. 

Toutes choses observées à partir d'un petit nombre d'écrits différents seulement, offertes en hommage, avec la permission de Dieu, à tous les amants laborieux de l'art, et représentées par quatre planches gravées sur cuivre. Par un inconnu pourtant connu, comme l'attestent les insignes gravés de la première planche. Maintenant traduit de l'allemand en latin par un fervent adorateur de la Sagesse. Avec, par un très éminent philosophe, un abrégé de cette même question dédié à la Fraternité de la Rose-Croix, en sorte qu'en cette matière rien ne saurait manquer.

ADRESSE 

Au très excellent et illustre Maître Johan Remmelin, citoyen d'Ulm, très célèbre docteur en médecine et philosophie, mon maître et mon protecteur digne d'honneur et de respect

Très excellent, illustre et honorable Docteur,

Sur mes nombreuses sollicitations et prières, votre Excellence, poussée par l'affection sincère et naturelle qu'elle porte à ma personne ainsi qu'aux arts et aux sciences les plus éminents et les plus estimes, donc en premier lieu à la vraie médecine et la vraie philosophie (je tairai, pour cette fois, en tant qu'ignorant, la connaissance et l'expérience exceptionnelles qu'en a votre Excellence, en quoi elle surpasse tout le monde et qui lui ont été données par Dieu), votre Excellence, dis-je, m'a jadis transmis en communication un opuscule anatomique, traitant de l'admirable fabrique et condition de l'ensemble et de chacune des parties du corps de l'homme, la plus noble des créatures, parties dépeintes avec art et unies ensemble selon leurs proportions mutuelles, comme si elles mettaient sous les yeux quelque chose de vivant. L'opuscule était rédigé en latin, intitulé Miroir microcosmique et accompagné d'une brève et claire description nouvelle de ces parties appelée Tableau microcosmographique. Sans aucun doute, votre Excellence s'en souviendra.

A partir de ce moment, j'eus sans cesse l'intention de publier cet opuscule, mais je fus fort longtemps empêché par divers obstacles de réaliser mon dessein. A la fin, pourtant, obtempérant au conseil pressant de nombreux savants à qui plaisait au plus haut point l'ouvrage d'anatomie qu'ils avaient vu, avec le consentement, assurément difficilement gagné, de votre Excellence je le mis au jour, en moins d'un mois seulement : j'admirais alors, en attribuant cela à votre extrême modestie, que votre Excellence ne voulût point permettre que cet opuscule parût avec le nom de son auteur, bien que le portrait et les armes gravés au frontispice du Miroir pussent informer et renseigner sur lui celui qui les examinait.

J'avais humblement dédié ce Miroir avec le Tableau au très puissant et très noble seigneur Philippe Heinhofer, très illustre patricien d'Augsbourg, et l'avais offert à sa protection comme à celle d'un très digne patron. J'avais considéré en effet combien sa noble Seigneurie est un remarquable et fort habile amateur et connaisseur des arts de ce genre ; combien également elle sait recommander aux grands et princes, qui maintenant connaissent tous ses très fameuses vertus, en sorte qu'elle jouit pleinement de leurs grâces méritées ; qu'en outre elle m'honore avec bonté de sa très grande bienveillance. Or tant le très noble Heinhofer lui-même — mû par la pure délectation et l'affection, qu'on ne saurait jamais assez louer, dont brûle sa puissante vertu à l'égard de cette sorte d'ingénieux artifices — que de nombreux autres éminents et très doctes technophiles, avaient réclamé avec insistance, avec beaucoup d'insistance, avec la plus extrême insistance, le nom de l'auteur comme le trophée mérité de l'ouvrage. Mais l'œuvre et le traité d'anatomie évoqués avaient été imprimés avant que, par mes sollicitations, j'eusse obtenu le pouvoir d'y attacher et notifier ce nom. Voilà pourquoi, en cette occasion qui m'est offerte, à savoir votre acceptation du présent petit traité sur la pierre des sages, élaboré par un auteur qui y est nommé de façon cachée, et qui, au jugement des doctes et des savants, loin d'être mal venu, est fort utile, je vais m'efforcer, en l'offrant et en le dédiant humblement à votre Excellence, d'une part, de répondre au désir des nombreux admirateurs de l'anatomie de connaître l'auteur du Miroir microcosmique et de son Tableau microcosmographique, leurs demandes réitérées ayant enfin abouti ; d'autre part, de satisfaire dans une certaine mesure la passion et l'amour bien connus que nourrit pour la vraie chimie votre Excellence, qui, de par sa nature, est pour ainsi dire née au milieu de tous les arts et les sciences qui sont l'ornement des nobles esprits; enfin, de profiter de ce que j'ai trouvé, avec le secours de Dieu, une opportunité fort propice pour déclarer et manifester quelque peu la gratitude que je dois à votre Excellence pour les multiples bienfaits dont elle m'a jusqu'ici comblé.

Aussi je demande que votre Excellence reçoive d'un front serein ce petit traité, qu'elle m'honore dans l'avenir de sa faveur et de son amitié et qu'avec ceux qui lui sont très chers elle jouisse de l'entière et bienveillante protection du Tout-Puissant comme moi-même je jouis de la sienne.

Fait à Augsbourg, le 15 janvier 1615.

De votre Excellence
le très dévoué

Stephan Michelspacher
du Tyrol


L'auteur de cette traduction salue le candide lecteur.

Bienveillant lecteur, comme il se présente de-ci de-là dans les planches nombre d'inscriptions en langue allemande évidemment susceptibles d'être une gêne pour les autres nations, et que certains passages de l'exposition peuvent paraître assez obscurs à un homme de moindre expérience, j'ai jugé indispensable à l'œuvre et au texte de l'auteur de les faire précéder par la traduction de ces inscriptions mise en regard, et d'y ajouter une explication plus développée de ces passages par l'adjonction d'un fort bref discours d'un très éminent, mais anonyme, philosophe. Puissent les bons esprits trouver cela bon !

Adieu.


Traduction de ce qui dans les planches est écrit en langue allemande




Première planche, constituant pour ainsi dire le titre de ce petit traité

Spiegel der Kunst und Natur.
Natur.
Kunst.
Cabala und die Alchimen/Geben dir die höchste Arknen/Darzu auch der Weisen
Stein/In dem das Fundament allein/Ligt, wie für Augen zusehen ist/In disen Figuren zu
der frist senn
Ach Gotthilss dass wir danckbar/Für dise Gab so hoch und rein/Wann du nun auffthust
Herz und sinn/Der da vollkommen ist hierinn/Zubereiten hie dises Werck/Dem se
gegeben alle Stärck.
Heiss, Kalt, Trucken, Feucht, Erd, Wasser, Lufft, Fewer.

Traduction
Miroir de l'art et de la nature
Nature
Art.

La cabale et l'alchimie vous donnent la suprême médecine, et aussi la pierre des Sages en
laquelle se trouve un unique fondement, comme on le peut voir dans ces figures.
Fasse Dieu que nous soyons reconnaissants pour ce don éminent et très grand ! Puisque,
Dieu, lorsque tu ouvres l'esprit et le cœur de quelqu'un, afin qu'il soit rendu parfait pour
préparer cet œuvre, tu lui donnes assurément toute sa force.





Deuxième figure

Anfang : Exaltation.
Natur, Salmiac, Tragant, Essig, Zinober, Ble, Drackenblut, Eissen, Farb der Werck, Grad
dess Fewer, Haupt dess Rabens, Kupffer.
Traduction
Principe : Exaltation

Nature, sal armoniac, adragant, vinaigre, cinabre, plomb, sang du dragon, fer, couleur de
l'œuvre, degré du feu, tête de corbeau,





Troisième figure

Mittel : conjunction
Tinctur, Coagulation, Distillation, Putrefaction, Solution, Sublimation, Calcination.

Moyen : Conjonction
Teinture, coagulation, distillation, putréfaction, solution, sublimation, calcination.





Quatrième figure

End : Multiplication
Der Brunn dess Lebens
Traduction

4. Fin : Multiplication
Source de Vie.
S’ensuit l’exposition de l’Auteur, c’est-à-dire le texte même.


ADRESSE AU LECTEUR DE CET ART

C'est à juste titre que l'on compare à une ombre sur un mur celui qui lit sans intelligence, puisqu'il voit beaucoup de choses avec ses yeux, mais ne connaît rien d'elles, et il est en tout cas plus misérable que l'aveugle qui comprend sans voir. C'est pourquoi en retournant le miroir, tu observeras en raccourci tout ce qu'il faut voir dans le miroir, qu'assurément nul détour ni aucun labyrinthe ne se trouvent dessous, mais qu'une ligne droite traverse complètement le cercle, et que le ternaire place dans le quaternaire va dans le centre à travers l'unité, et réciproquement se porte librement du centre dans le ternaire vers le cercle à travers le quaternaire. Alors est forme tout un miroir dans lequel un aveugle voit le noir, le blanc et le rouge, autrement enfouis par l'ordure. Par là le mystère est révélé, et le grossier est libéré des liens élémentaires et subtilisé afin d'être augmenté cent fois et mille fois et sans fin. Heureux celui qui accomplit cela ! J'offre à chacun en guise d'étrennes cela comme étant tout à fait certain et la perfection de l'art.

PROLOGUE

Bienveillant lecteur, aimé en Christ, étant donné que toutes choses, les arts comme les talents, sont dans la main de Dieu tout-puissant et qu'ils doivent être donnés selon sa miséricorde à qui il veut, Dieu m'a ainsi comblé de sa miséricorde et m'a entouré de la plus grande grâce dans ce présent travail, moi qui suis et sa créature et un homme misérable dans ce monde corruptible, puisqu'il m'a appelé, moi l'indigne, à révéler ses éminents mystères. Et ce Dieu tout-puissant eût pu concéder et donner tout cela à beaucoup d'autres hommes qui, en vertus, honneur, savoir et dignités de ce monde, me surpassent d'un grand nombre de coudées.

C'est pourquoi, puisque Dieu m'a donné la lumière, afin qu'en résultent gloire pour lui et commodité pour mon prochain, il conviendra que je ne la mette pas sous le banc ou le boisseau, mais que je la pose sur la table, en sorte que tous ceux qui se présentent et entrent puissent voir et comprendre ce qu'en cette affaire ils doivent faire ou abandonner. 

En conséquence, je me suis proposé d'exposer à mes semblables dans des figures ou images, comme au moyen d'un miroir, cette très pure lumière, et, par la cabale et l'art de l'alchimie, de la communiquer à tous les amants de la nature et de l'art et à ceux qui sont expérimentés dans les travaux spagiriques. Avec elle, je l’espère, ils auront devant leurs yeux une parfaite connaissance du miroir, afin par là de recueillir à volonté et selon leur bon plaisir fruits et profits, en premier lieu bien sûr ceux qui sont utiles à la vie et à la santé du corps humain, et ensuite d'obtenir une décente sustentation temporelle chrétienne tant du corps que de l'âme pour la très féconde vie éternelle.

O principe, considère la fin, bientôt, ô fin, considère le principe. Car moi. Acier et Miroir, je donne seulement aux amants de l'art ce qui a été si longtemps, mais à juste titre, recherché. 

Car désormais chacun connaîtra concisément la voie et le chemin pour parvenir à la vraie place. Aussi, profitez de mon conseil, et visitez, les ateliers des forgerons si vous voulez réaliser votre vœu, parce que dans Mars assez courroucé vous trouverez un sucre précieux. En effet, ne connaît rien à l'art celui qui refuse de travailler dans Mars, et il ne trouve pas la fin du temps comme il la découvrira en luttant, parce que son Baume balsamise toutes choses, et montre à chacun la facilité de la science ou art. De fait, un point pénètre dans le cercle qui se trouve et dans le quadrangle et dans le triangle. Si vous atteignez ce point, vous atteignez la perfection et vous échappez à toutes tribulations, misère et danger. Avec cela, vous possédez l'art tout entier : si vous ne le comprenez pas, ce que j'ai écrit sera vain, mais imputez-en à vous-même la faute et tenez-vous éloigné.

EXPLICATION DE L'ART

Dans ce céleste miroir, avec la vérité de l'art et de la nature, et, par la coopération d'un feu céleste, grâce à la force et à la puissance du rayon, tiré de l'acier en trois formes distinctes et trouvé très clair et diaphane, j'ai pu voir chacune des choses qu'il était possible à l'œil de saisir, bien plus, le ciel et la terre.

En effet, j'ai trouvé un premier miroir d'une belle couleur saphir, de propriété ignée, saupoudré de beaucoup de blanc, grâce auquel j'ai vu le mercure et le sel des sages aussi clairement que s'ils étaient dans ma main.

A partir de lui, j'ai obtenu, par la force et la vertu du pur acier, un second miroir, dans lequel j'ai vu le soufre des sages semblable à la fleur nommée chélidoine, si riche en sel de nature végétale, qui en quelque sorte s'accroît et augmente, qu'en cet endroit je ne pus cueillir de fleurs à ma suffisance, tant il m'apparut fructueux en ce miroir.

Le troisième miroir sortit parfait de ces deux miroirs-là, d'une rougeur tout ignée et semblable à un feu, car, ayant été agité un bref instant, il s'échauffait et s'enflammait aussitôt comme un pur feu, en sorte que je ne devais pas le prendre sans crainte à la main, parce que, je le proclame, j'ai vu qu'à l'intérieur se tenaient cachés la divine puissance et un très grand arcane. De fait j'ai trouvé là le feu des sages, grâce auquel tout en tout est amené à maturation, par le moyen du feu visible élémentaire, feu qui a été cherché par beaucoup de monde mais trouvé par peu.

Maintenant, avec une soigneuse application, au moyen de l'art spagirique, j'ai enfermé ensemble ces trois miroirs dans un seul miroir, dans lequel, à tout moment, je vois très parfaitement et Dieu et toutes choses avec les trésors des pauvres ; c'est pourquoi il mérite justement d'être nommé « trésor des trésors ». Je le garde avec soin chez moi afin qu'il ne me soit pas dérobé, ni qu'avec lui quelque tort ne soit fait à autrui.

J'espère avec confiance que ce bref discours fera suffisamment connaître aux sages comment ces figures produisent un fruit pour les amants de l'art spagirique. Pourvu qu'ils soient conciliés avec Dieu et la nature, alors dans ce miroir ils tireront de ce qui est maintenant décrit et proposé, et signifié dans ces figures pour enseigner, beaucoup plus de choses que moi ou les autres en décriront.

En vérité ces choses concernent seulement les étudiants de l'art spagirique et de la vraie et solide alchimie et les experts dans les travaux chimiques, auxquels aussi se révéleront les plus petits secrets et arcanes de la nature, par le moyen des degrés ou échelles qui doivent être tenus en ordre dans l'œuvre. Par exemple, la figure numéro 1 indique le degré de calcination, sous laquelle encore on entend la réverbération et la gommination. La seconde figure montre le degré d'exaltation, qui comprend la sublimation et l'élévation avec la distillation. La troisième figure indique la conjonction en même temps que la putréfaction, la solution, la dissolution, la résolution, la digestion, la circulation. La quatrième figure contient en soi la multiplication, sous laquelle se cache le fait d'élever, de laver, d'inhiber, de cohober ainsi que de coaguler, de fixer, d'augmenter, de teindre.

Il faut monter à travers ces degrés, pour ceux qui doivent parcourir cette voie, en sorte que les trois miroirs soient réunis en un seul, par le moyen des quatre principales colonnes — ce sont la philosophie, l'astronomie, l'alchimie et les vertus —, et par l'alphabet de la seconde figure, dans la circonférence du cercle de lettre en lettre révélant nettement et clairement la vraie matière de cet Art. C'est pourquoi, quand A, B, C et (tous) les caractères sont connus en ordre, vous verrez facilement ici ce qui doit être vu, de même aussi que dans les première et troisième figures se trouvent les quatre qualités — ce sont les éléments : chaud, sec, froid et humide —, qui enseignent la vraie matière première et dernière, grâce à laquelle vous atteignez toutes choses, comme je l'ai brièvement décrit, mais je cesse d'ajouter beaucoup de choses, puisque avant moi de très excellents, illumines et très doctes hommes de Dieu, ont aussi écrit de cette manière : surtout parce que j 'ai ici proposé à des débutants des choses qui pouvaient se faire, dans lesquelles ils puiseront peut-être pour leur profit une plus grande intelligence.

De fait, un écrit abondant présente peu d'utilité, puisque, je l'espère, tout est suffisamment découvert par ces quatre figures. Mais quand j'aurai compris que les amants de cet Art n'ont pas ici été contentés, mais recherchent des choses au-delà, il n'est pas défendu à ma plume de vêtir d'un meilleur ordre et fondement ces choses mêmes, prouvées par l'Expérience. En effet un bref petit livre suivra, si Dieu et le temps le permettent, qui de point en point, sera divisé en quatre parties selon la norme des deux colonnes visibles dans la première figure à propos de la Nature et de l'Art. 

En attendant satisfaites-vous de ce simple plan et prodrome qu'est ce mien miroir, et souvenez-vous que les sublimités s'offrent plutôt aux humbles qu'aux superbes. Puisque des yeux forts élevés n'ont pas besoin d'une intelligence étroite. C'est pourquoi le texte et le miroir proposés sont efficaces pour ceux-là seuls qui sont experts dans l'art et les travaux spagiriques.

Déclaration de la très ancienne pierre en guise d'épilogue

Par ceci je conclus. Le fondement dans l'art chimique est la suprême médecine, qui apparaît comme une très précieuse petite fleur composée, créée et fabriquée par Dieu, l'eau visqueuse, le premier être, ainsi que l'enseignent les sages. De fait de notre art naît, telle la suprême teinture, une nature en laquelle sont trois principes, à cause desquels notre pierre est également triple : minérale, animale et végétale, c'est-à-dire corps, âme et esprit, ainsi produit par la nature elle-même à l'instar d'un doux miel, un sel humide, lunaire, liquide comme du beurre, solaire, lion vert, soufre caché, profit des sages, noble âme du corps, quinte essence, notre feu, la fleur produisant la génération, au-dessus duquel aucun autre feu ne peut opérer.

Le feu des sages est l'Art, puisque sans lui tout travail est vain : quand vous travailleriez des centaines de milliers d'années, sans lui vous feriez tout en vain et vous n'atteindriez nulle perfection, mais avec votre temps vous perdriez également votre argent. C'est pourquoi, appliquez-vous diligemment à vos études et recherchez avec certitude le feu sans lumière ni charbon, et utilisez l'esprit vivifiant qui ressuscite les métaux morts. Car ce feu est surnaturel, caché dans la chaux vive et le fumier de cheval. Vous noterez cependant que, même si par ces derniers vous êtes délivré de beaucoup de désagréments, pour autant la fin ne peut être atteinte par eux, et pour cela il n'y a rien à chercher dans le fumier de cheval, puisqu'il est déraisonnable de traiter d'amusements de ce genre qui mériteraient les moqueries de tous. C'est pourquoi, faites que la très ancienne pierre vous soit connue, et votre VŒU sera exaucé. Mille fois heureux qui a reçu ce don de Dieu !

Texte de l'auteur
S'ensuit un abrégé, dédié à la Fraternité par un philosophe anonyme
Très bref discours, ou exemple de la simplicité
de la philosophie sacrée et suprême médecine

JEHOVA TRI-UN
Toutes choses à partir de rien
L'esprit de Dieu était porté sur les eaux
chaos :
Première Hylé des sages ; toutes choses à partir de rien ont été créées
Firmament, Minéraux, Végétaux, Animaux
MACROCOSME
à partir de centre et du Cinquième Etre
MICROCOSME
De tout ce qui est créé la Créature la plus parfaite
HOMME
Image du Dieu très haut
Ame immortelle, Feu céleste invisible
Disparaisse la chute : Voici le MESSIE
Lumière de la grâce et de la Nature
LII.I : première Matière du corps parfait,
Mère du Monde Intermédiaire,
Baume et Mumie
et incomparable Aimant Magique dans le Microcosme
Eau des sages, par qui et en qui sont toutes choses ; qui toutes choses régit, en qui il est
erré, et en qui l'erreur elle-même est corrigée
Esprit sain dans un Corps sain
Prières inlassables :
Patience et Délai
Matière, Vase. Fourneau, Feu, Coction, c'est une seule Chose elle est unique,
Une seule et en elle-même seule et unique. Commencement, moyen et fin
Elle n'admet rien d'étranger, et sans rien d'étranger s'accomplit,
VOICI dans le Mercure se trouve ce que cherchent les sages
PETITE FONTAINE DIAPHANE
Double Mercure
Rotation de la Sphère de toutes les Planètes.
Et Etre un instant fumant la Noirceur à partir du
LUMINEUX
MORT ET VIE
Régénération avec Rénophation
Début de la fixation, Milieu et Fin
Somme et Fondement de tout le secret Magique
R. du Cinquième Etre du Macro et du Microcosme, c'est-à-dire
du Mercure Philosophique
du feu invisible Céleste vivant
du sel des Métaux ana q. s.
Advienne par art Magico-philosophique en circulant, dissolvant,
coagulant et fixant, la
SUPRÊME MÉDECINE
en qui sont
Sagesse majeure, santé parfaite, et richesses
plus que suffisantes :
Toutes choses venant d'une seule, et tous allants vers une seule
Hâte et ostentation vers la Mort.
Assez parlé,
du simple et de l'évident ; toute malice rejetée,
Pathmos est un petit obstacle.
Que soit faite la volonté de JEHOVA
Gloire à Dieu seul,